Les dépistages à ne pas oublier après 50 ans
Passé la cinquantaine, prendre soin de sa santé passe aussi par un réflexe simple : se faire dépister régulièrement. Les dépistages permettent de repérer tôt certaines maladies, parfois avant l'apparition du moindre symptôme. Et plus une maladie est repérée tôt, plus elle est généralement facile à prendre en charge. En France, plusieurs programmes nationaux existent justement pour cela. Voici un tour d'horizon pour ne rien oublier, en gardant un principe en tête : votre médecin traitant reste votre meilleur guide.
Pourquoi les dépistages comptent après 50 ans
Avec l'âge, le risque de développer certaines maladies augmente, sans que cela soit une fatalité. Le dépistage ne signifie pas qu'on est malade : c'est une démarche de prévention, qui s'adresse à des personnes en bonne santé apparente. L'objectif est de détecter d'éventuels signes précoces pour agir au bon moment.
En France, des programmes de dépistage organisés proposent gratuitement certains examens aux personnes concernées, avec des invitations envoyées à domicile. Y participer est un choix, mais un choix souvent utile. Votre médecin peut vous aider à comprendre l'intérêt de chaque dépistage dans votre situation personnelle.
Les dépistages des cancers
Trois cancers font l'objet de programmes nationaux de dépistage organisé en France. Les âges et la fréquence des examens sont définis par ces programmes : n'hésitez pas à vérifier les modalités exactes qui vous concernent avec votre médecin ou via les courriers d'invitation que vous recevez.
- Cancer colorectal : un test simple à réaliser chez soi est généralement proposé à partir de la cinquantaine, à renouveler à intervalle régulier. Il permet de repérer des saignements invisibles dans les selles, signes possibles à explorer.
- Cancer du sein : un dépistage par mammographie est proposé aux femmes à partir d'un certain âge, généralement autour de la cinquantaine, et de façon régulière. Il s'accompagne d'un examen clinique.
- Cancer du col de l'utérus : un dépistage est recommandé chez les femmes selon des modalités qui évoluent avec l'âge. Il concerne aussi les femmes après 50 ans, jusqu'à un âge défini par le programme.
Pour ces trois dépistages, les seuils précis d'âge et les intervalles peuvent évoluer. Le plus sûr est de vous appuyer sur les invitations reçues et sur l'avis de votre médecin, qui adaptera ses conseils à vos antécédents personnels et familiaux.
Surveiller le cœur et le métabolisme
Au-delà des cancers, plusieurs paramètres méritent un suivi régulier après 50 ans, car ils évoluent souvent sans bruit.
- La tension artérielle : une tension élevée passe souvent inaperçue mais peut, à la longue, fatiguer le cœur et les vaisseaux. Un contrôle régulier permet de la repérer et de la suivre.
- Le cholestérol : un excès de certaines graisses dans le sang augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Un simple bilan sanguin, proposé par votre médecin, permet de faire le point.
- Le diabète : un taux de sucre trop élevé dans le sang peut rester silencieux longtemps. Le dépistage repose sur une prise de sang, conseillée notamment en présence de facteurs de risque (surpoids, antécédents familiaux, hypertension).
Ces examens ne nécessitent pas d'attendre des symptômes. Votre médecin traitant déterminera à quelle fréquence les réaliser selon votre profil.
La vue, l'audition et la santé bucco-dentaire
Avec l'âge, certains sens et certaines fonctions évoluent progressivement. Les surveiller permet de préserver la qualité de vie et l'autonomie.
- La vue : un examen régulier chez l'ophtalmologiste permet d'adapter une correction et de repérer des maladies des yeux liées à l'âge, qui se soignent d'autant mieux qu'elles sont prises tôt.
- L'audition : la perte auditive s'installe souvent en douceur. Si vous faites répéter, montez le son ou avez du mal à suivre une conversation en groupe, un bilan auditif est utile. Bien entendre, c'est aussi rester connecté aux autres.
- La santé bucco-dentaire : une visite régulière chez le dentiste prévient les problèmes de dents et de gencives, qui peuvent avoir des répercussions sur la santé générale.
Le bon réflexe : en parler à votre médecin traitant
Face à tous ces examens, pas besoin de tout retenir par cœur. Le plus important est d'en discuter avec votre médecin traitant, qui connaît votre histoire de santé.
- Il vous indiquera les dépistages adaptés à votre âge, votre sexe et vos antécédents.
- Il vous expliquera ce que veulent dire les résultats et ce qu'il convient de faire ensuite.
- Il pourra vous rassurer : un test à refaire ou un examen complémentaire ne signifie pas que l'on est malade.
Pensez aussi à conserver et à présenter les courriers d'invitation que vous recevez : ils facilitent l'accès aux dépistages organisés. Et n'hésitez pas à poser toutes vos questions, même celles qui vous semblent simples. Se faire dépister régulièrement, c'est offrir à votre santé une longueur d'avance.
À retenir
- Les dépistages permettent de repérer tôt certaines maladies, souvent avant les premiers symptômes.
- Trois cancers font l'objet de dépistages organisés en France (colorectal, sein, col de l'utérus) ; vérifiez les modalités exactes avec votre médecin.
- Tension, cholestérol et diabète méritent un suivi régulier, car ils évoluent souvent en silence.
- La vue, l'audition et la santé bucco-dentaire se surveillent aussi pour préserver l'autonomie.
- Le bon réflexe : parlez-en à votre médecin traitant, qui adaptera les dépistages à votre situation.